J' ai eu la chance de vivre une experience inouabliable au Mali avec mon collègue. Nous avons parcouru ensemble la région de kayes a Mali pour comprendre le phénomène de reception des transferts financiers dans cette zone enclavée. Notre objectif en qualité de consultant était de trouver une solution pour répondre aux besoin de ce marché de manière optimale. En effet, la diaspora malienne en France est de loin l' une des plus importante en France. Il transferrent de l' argent dans leur pays pour des besoins de consommation quotidienne de leur proches.
Nous avons travaillé durant 15 jours avec les responsables d' un réseau de micro crédit. Comme vous pouvez le constacter, meme dans les zones les plus inattendues ils ont tous des telephones mobiles.
Est il possible de tranferrer de l' argent avec un telephone mobile ? lire l' article rédigé ci dessous.
Par Emmanuel de Cazotte,
Responsables de réseau de micro-crédit, tous en possession de GSM (Mali)
Une étude publiée en janvier 2006 par InfoDev, l’Association GSM et l’IFC (Groupe Banque Mondiale) fait état d’une série de projets concernant les transferts d’argent et les micro-paiements utilisant le téléphone mobile, les SMS (texto) et des réseaux de m-commerce.
L’étude analyse les offres des sociétés suivantes : GLOBE Telecom (Philippines), SMART Communication (Philippines), Fundamo (Afrique du Sud), MTN Bank (Afrique du Sud), Safaricom (Kenya).
Le système opérationnel le plus avancé se trouve aux Philippines avec 3,5 millions d’utilisateurs. La caractéristique principale est une application « micro », c’est-à-dire pour des montants ne dépassant pas US$30, avec des usages moyens de quelques cents. En effet, les utilisateurs de ces pays sont habitués à ne financer que leur consommation immédiate.
Les fonctions proposées sont nombreuses et réalisées en partenariat avec des banques, lesquelles prennent en charge les questions de fraude, d’abusifs et de blanchiment.
- Recharge prépayée pour téléphone mobile
- Transfert d’argent entre particulier via les téléphones mobiles
- Transfert de recharges entre particuliers
- Dépôts d’espèces sur un compte mobile
- Versement de salaire sur un compte mobile
- Paiement de factures à partir d’un téléphone mobile
- Versements provenant d’organisme de micro-crédit et remboursement d’emprunt
Classiquement, ces partenariats équilibrent les apports de chacun :
Opérateur GSM |
Banque | |
Revenus |
Facturation SMS |
Float Frais de retraits et dépôts |
Avantages stratégiques |
Augmenter l’usage des réseaux Obtenir un ARPU de $1,20 Éliminer les cartes à gratter |
Bancarisation de populations des zones inaccessibles |
L’étude conclue que la généralisation de ces systèmes participent à la lutte contre la pauvreté en créant de l’activité économique et en fluidifiant les échanges.
Reste à savoir si ces dispositifs sont transposables dans les zones les plus pauvres. Un autre article de The Economist y répond positivement. Au Bangladesh en effet, l’homme d’affaire Iqbal Quadir, en association avec Grameen Bank (l’inventeur du micro-crédit) et Telenor (Opérateur Norvégien, il est vrai) a créé GrameenPhone avec un concept original de vente de services GSM. Une « telephone lady » peut se procurer à crédit un mobile et des recharges. Ensuite elle vend des minutes aux habitants du village. Résultat : Une entreprise profitable, 50.000 villages équipés, 200.000 « ladies », le tout dans une des régions les plus pauvres du monde. M. Quadir commente : « The phone can be a cow ! » (le téléphone est comme une vache qui peut rapporter de l’argent).
L’auteur de cet article a voulu en savoir plus et a parcouru l’Afrique sub-saharienne (Mali, Sénégal, Ghana), avec un financement de l'AFD, pour constater que la première infrastructure, avant les routes, les écoles, les hôpitaux, les banques et les cartes de crédit est souvent le téléphone mobile (voir photo prise dans un lointain village du Mali près du fleuve Sénégal).
Le GSM, qui est chez nous un objet de consommation, semble prendre une place très différente dans ces pays. Il joue un rôle moteur dans la création de richesse et de micro-entreprises. Schumpeter semble finalement l’emporter sur Keynes : C’est l’innovation et les entrepreneurs, plus que les grands travaux gouvernementaux, qui produiront le développement des pays pauvres.
Emmanuel de Cazotte
Sources :
- Information for Development Program (InfoDev), www.infodev.org
- The Economist, Technology Supplement, 11 march 2006.
- Emmanuel de Cazotte, Etude sur les transferts d’argent informels en Afrique Sub-saharienne, mars 2005.



Bonjour M. Kamayou,
je suis actuellement en stage pour 6 mois auprès du PASECA Kayes. Actuellement à Paris, je recherche les résultats de l'études que vous aviez menée avec M. Emmanuel de Cazotte sur les transferts d'argent des migrants en 2005. M. Alou Keïta, mon maître de stage ne peut me les faire parvenir actuellement.
Merci d'avance.
Guillaume TOP
Etudiant Master 2 "Analyse de projets"
06 69 32 16 05
topguillaume@gmail.com
Rédigé par : TOP guillaume | 17 avril 2007 à 12:14